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Comment suivre ses macros avec précision (sans y laisser sa santé mentale)

Peser ses aliments, choisir les bonnes unités de portion, se constituer une bibliothèque des aliments qu’on mange vraiment, et savoir quand une estimation suffit. Un guide pratique du suivi qui résiste au contact de la vraie vie.

Écrit par Wiebe Geertsma7 min de lecture
Des légumes frais disposés sur une surface en bois clair

La plupart des gens qui laissent tomber le suivi des macros n'arrêtent pas parce que c'est difficile. Ils arrêtent parce que c'est devenu fastidieux, et parce qu'en chemin ils ont cessé de croire aux chiffres. Ces deux problèmes se règlent, et surtout avec des habitudes plutôt qu'avec de la volonté. Voici ce qui compte vraiment, à peu près dans l'ordre.

Pesez vos aliments. En grammes.

Une balance de cuisine numérique est le plus gros gain de précision que vous puissiez acheter, et elle coûte moins cher qu'un mois d'abonnement à la plupart des applis de fitness.

Estimer à l'œil marche très bien pour ce qui est surtout composé d'eau. Une poignée d'épinards à 40 g près ne change rien à votre journée. L'estimation à l'œil s'effondre sur les aliments denses : huile, beurre de cacahuète, fromage, oléagineux, riz, granola. Une cuillère à soupe d'huile d'olive bien pleine au lieu d'une cuillère rase, c'est environ 60 calories de plus, et quatre comme celle-là dans la journée effacent discrètement le déficit pour lequel vous avez travaillé.

En pratique : posez le bol sur la balance, tarez, ajoutez l'aliment, notez le chiffre. Tarez entre chaque ingrédient et vous n'avez jamais de calcul à faire. Pesez soigneusement ce qui est dense, restez détendu sur les légumes. Ce n'est pas un compromis, c'est simplement là que se loge l'erreur.

Les unités de portion, c'est là que les erreurs se glissent sans bruit

La plupart des erreurs de saisie ne sont pas « j'ai mangé plus que je croyais ». Ce sont des erreurs d'unité. Les grands classiques :

  • Prendre la colonne « par portion » alors que la portion indiquée sur le paquet fait 30 g et que vous en avez versé 70.
  • « 1 cup » de n'importe quoi, haché, tassé ou en vrac, qui varie de moitié selon la façon dont vous l'avez remplie.
  • « 1 portion » d'un aliment dont personne, y compris celui qui a créé la fiche, ne se rappelle ce que valait une portion.
  • Cru ou cuit. Le riz pèse à peu près trois fois plus une fois cuit. Enregistrez 150 g de riz cuit sur une fiche de riz cru et vous venez d'inventer quelques centaines de calories.

GreaseFit propose environ 45 unités de portion, du gramme et du millilitre aux cups, cuillères à soupe et onces, jusqu'à la tranche, la pièce, la boîte, le pot et la dosette. C'est vraiment pratique pour enregistrer une tranche de pain sans la peser. Mais les unités sont une couche de confort, pas une source de vérité.

Donc quand vous créez un aliment, définissez sa portion de base en grammes ou en millilitres, directement d'après l'étiquette, et laissez les unités plus agréables se poser par-dessus. Une tranche devient alors un vrai poids et non une impression. Et mettez cru ou cuit dans le nom. « Riz, sec » et « Riz, cuit » en deux aliments distincts vous éviteront plus d'ennuis que tout ce que vous pouvez faire d'autre en cinq minutes.

Enregistrez avant de manger, pas en fin de journée

Tout saisir au moment de se coucher est un test de mémoire, et vous allez le rater. Pas de façon spectaculaire. Vous allez juste oublier le lait dans le café, la bouchée prise dans l'assiette d'à côté, la deuxième cuillère de beurre de cacahuète. Ça s'additionne, et le journal a toujours l'air impeccable.

La meilleure raison, c'est le levier. Si vous enregistrez le repas avant de le manger, vous pouvez encore le modifier. Vous voyez qu'avec ce dîner il vous manquera 40 g de protéines, et vous corrigez pendant que corriger est encore possible. Enregistrée après coup, la même information n'est plus que de la comptabilité. Enregistrez avant, et le suivi cesse d'être un bilan pour devenir une décision.

Constituez une bibliothèque des trente aliments que vous mangez vraiment

Vous mangez toujours les mêmes choses. La plupart des gens tournent avec une trentaine d'aliments pour l'essentiel de leurs calories : le café, le yaourt, le pain, le poulet, cette marque précise de lait d'avoine.

Chercher dans une base de données générique tous les jours, c'est là que la précision va mourir. Dix fiches remontent pour le même produit avec dix valeurs caloriques différentes, vous en choisissez une autre à chaque fois, et votre semaine n'est plus que du bruit.

Construisez plutôt la bibliothèque une bonne fois. Dans GreaseFit, cela veut dire créer vos propres aliments, avec l'éditeur complet de micronutriments si le détail vous intéresse, saisis soigneusement d'après le paquet que vous avez sous les yeux. C'est du vrai travail la première semaine, et quelques appuis sur l'écran pour toujours ensuite.

Avec les codes-barres, la deuxième fois est gratuite. Le scanner interroge votre propre base d'aliments : vous scannez un code inconnu une fois, l'appli vous propose de créer l'aliment, et le code-barres y reste rattaché. La fois suivante, c'est un seul scan. Le but n'est pas d'avoir une immense base publique. Le but, c'est que vos courses habituelles deviennent instantanées. Comment tout cela s'articule est expliqué sur la page des fonctionnalités.

Les recettes : laissez le nombre de portions faire le calcul

La cuisine maison, c'est là que la plupart des journaux alimentaires s'écroulent, parce qu'une cocotte de chili, ce n'est une portion de rien du tout.

Créez-la une fois en recette. Pesez les ingrédients au fur et à mesure que vous les ajoutez, l'huile comprise, celle que tout le monde oublie et qui pèse le plus lourd. Réglez le nombre de portions sur le nombre de parts que vous allez réellement faire. GreaseFit divise les totaux par ce nombre de portions au moment où vous enregistrez, donc une portion est une vraie portion. Vous en enregistrez une et vous passez à autre chose.

Si vos parts sont visiblement inégales, pesez le plat cuit en entier et répartissez au poids plutôt qu'à l'œil. Et indiquez honnêtement le mode de préparation, parce que frit et bouilli ne sont pas le même aliment.

La régularité bat la précision

Un chiffre faux de huit pour cent tous les jours est bien plus utile qu'un chiffre exact le mardi et complètement à côté le jeudi. Vous ne faites rien de la valeur absolue. Vous lisez une tendance, et une tendance ne fonctionne que si votre méthode ne bouge pas.

Alors choisissez une fiche pour un aliment et gardez-la. Choisissez un préréglage de macros et tenez-le assez longtemps pour en apprendre quelque chose. Choisissez un référentiel et restez dessus. GreaseFit propose les apports de référence UE, États-Unis, Royaume-Uni et OMS, et ils ne sont pas d'accord entre eux, ce qui est normal. Ce qui ne sert à rien, c'est de passer de l'un à l'autre en se demandant pourquoi votre chiffre de fer a bougé.

Même fiche, même unité, même méthode. L'ennui n'est pas un effet secondaire, c'est le principe.

Restaurants, cuisines des autres et estimations honnêtes

Vous ne pouvez pas peser une assiette au restaurant : arrêtez donc de chercher à être exact et cherchez plutôt à ne pas être biaisé. Partez du principe qu'il y a plus d'huile et de beurre que chez vous, parce que c'est le cas. Estimez les portions par comparaison avec ce que vous avez déjà pesé, ce qui est le bénéfice discret de l'habitude de la bibliothèque.

L'estimation photo par IA de GreaseFit rend service ici. Pointez l'appareil photo sur une assiette, une étiquette ou une page de recette et elle pré-remplit l'éditeur. Traitez-la comme un point de départ, parce que c'est exactement ce qu'elle est. Elle ne voit pas l'huile dans la poêle ni le beurre sous l'entrecôte. Lisez ce qu'elle a produit, corrigez ce que vous savez faux, puis enregistrez. Une estimation que vous avez corrigée vaut mieux qu'un chiffre précis attaché au mauvais aliment.

L'estimation photo, le scan d'étiquette, le scan de recette et le chat IA puisent tous dans le même quota quotidien : cinq crédits par jour en gratuit, vingt-cinq avec Supporter, remis à zéro chaque jour calendaire dans votre fuseau horaire. Le scan de recette demande en plus Supporter. Les nouveaux comptes ont vingt-cinq crédits par jour pendant leur première semaine, mais le scan de recette n'en fait pas partie. Ce n'est donc pas l'outil pour vos flocons d'avoine du matin. Gardez-le pour les repas que vous ne pouvez pas reconstituer. Et quand vous n'avez vraiment aucune idée, enregistrez quand même quelque chose. Une saisie approximative, c'est de la donnée. Une journée vide, non.

Suivre pour apprendre, ou suivre pour toujours

La plupart des gens devraient suivre sérieusement pendant quelques semaines, pas indéfiniment. Ce qu'un mois strict vous rapporte, c'est un étalonnage. Vous apprenez à quoi ressemblent 30 g de flocons d'avoine dans votre bol. Vous découvrez que vous mangez bien moins de protéines que vous ne le pensiez, ou que les calories se cachaient dans des choses que vous n'aviez jamais comptées comme de la nourriture. Ce savoir n'expire pas quand vous fermez l'appli.

Ensuite, beaucoup de gens suivent de façon relâchée : les aliments denses et les sources de protéines, et on laisse le reste. D'autres n'enregistrent que quand un objectif change. Les deux se valent. Le signe que la phase d'apprentissage a marché, c'est que vous pouvez regarder une assiette, l'estimer, et tomber assez juste.

La version courte

  • Achetez une balance. Pesez ce qui est dense.
  • Définissez vos aliments en grammes, et précisez cru ou cuit.
  • Enregistrez avant le repas, pas à minuit.
  • Créez trente aliments une bonne fois au lieu de chercher tous les jours.
  • Passez par une recette avec un nombre de portions pour tout ce qui cuit dans une casserole.
  • Ne changez pas de méthode. C'est la tendance qui compte.
  • Servez-vous des estimations par IA pour les repas que vous ne pouvez pas reconstituer, puis corrigez-les.
  • Suivez sérieusement quelques semaines, puis suivez comme une personne normale.

Plus de détails sur le fonctionnement de tout ça dans la FAQ, et il y a d'autres articles sur le blog. Créer un compte est gratuit, et l'offre payante change deux choses : ce quota d'IA quotidien, et l'accès au scan de recette par IA. Les nouveaux comptes ont 25 crédits IA par jour pendant leur première semaine, puis 5. Les recettes que vous construisez à la main sont gratuites dans les deux cas.

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